Au point que j´expirais, tu m´as rendu le jour Baiser, dont jusqu´au coeur le sentiment me touche, Enfant délicieux de la plus belle bouche Qui jamais prononça les Oracles d´Amour.
Mais tout mon sang s´altère, une brûlante fièvre Me ravit la couleur et m´ôte la raison ; Cieux ! j´ai pris à la fois sur cette belle lèvre D´un céleste Nectar et d´un mortel poison.
Ah ! mon Ame s´envole en ce transport de joie ! Ce gage de salut, dans la tombe m´envoie ; C´est fait ! je n´en puis plus, Élise je me meurs.
Ce baiser est un sceau par qui ma vie est close : Et comme on peut trouver un serpent sous des fleurs, J´ai rencontré ma mort sur un bouton de rose.