Moi aussi, trop, putain Comment c´est comment c´truc, déjà ? Y a un passage qui f´sait, euh J´lève mon verre à l´homme, ou j´sais plus quoi, non ? Euh Son entrée, elle était folle
À tous ces gouvernements pourris, à tous leurs suicidés Ouais, c´est ça, c´est ça, gros À tous ceux qui sourient bêtement, à toi qui jettes les dés Et même si, des fois, certains s´écrient : "Ça y est, c´est décidé, cette fois, j´le fais" J´lève mon verre à ceux qui n´ont pas l´cul béni par les fées
À ceux qui y sont arrivés, ceux qui r´partent à zéro À ceux qui s´font trahir, qu´on appelait "frérot" Aux cœurs marginalisés, on n´parle pas de victimes, mais de ceux qu´assument d´être meilleurs que les autres aux postes latéraux Aux héros sans nom, à ces poètes qui n´trouvent pas les mots Qui, d´puis l´préau détestent les bruits d´clochettes ou le traîneau Ceux qu´ont trouvés leur place, mais n´ont jamais su rentrer l´créneau Aux chevaliers d´or des gémeaux Ceux qui surprennent le ciel en train d´se regarder dans une flaque d´eau Aux boîtes de Pandore, à tous les prochains Toruk Makto
Aux soi-disant peoples qui se racontent le vide entre eux Qui bouffent des pâtes au thon Lidl, avec des pompes à huit cents eu´ Ceux et celles qu´ont toujours reçu l´second prix d´consolation À ceux et celles qu´personne écoute, comme les consignes dans l´avion À ceux et celles qui pensent le vide Tous ceux qui pressentent le pire, mais qui ont la science de vivre Qui savent rendre beau l´infiniment petit
Ouais, aux génies dans la boîte noire, aux génies dans la boîte noire À tous les bateaux ivres, à tous les bateaux, ouais
J´lève le verre que j´rêverais d´avoir, tiens, j´lève mon verre Mais tous ceux qu´j´ai sur moi sont vides, ouais, pff
Je lève mon verre aux seconds, ceux qui ne serrent pas la mâchoire À ces quelques secondes qui me séparent de ma joie Ceux qui allumeront le feu et se tiendront face à la hyène À la santé de ceux qui ne le lèveront pas à la mienne Je lève mon verre aux jaloux qui ont le sucre à casser Aux frères dans la chaloupe, de plus en plus fracassée
À l´automne, à l´hiver, nan, maintenant, arrêtez Pourquoi devrais-je lever mon verre au printemps à l´été ? À ceux qui firent les mêmes prières, les mêmes qu´hier À ces femmes qui sont restées d´pierre quand les mecs crièrent Je lève mon verre à ceux qui perdirent la tête et vrillèrent À ceux qui condamnèrent le silence et la traite négrière À ceux qui m´appellent le "sang", mais ont les dents de Dracula L´indécence, si tu l´as dans tes bras, tue-la On crève les rêves à la file, et tous leurs empires le savent Je lève mon verre à la vie, quitte à le remplir de sable (Ouais)
Du sable, du sable Y a qu´ça ici, frérot, putain T´as d´l´eau encore, là ? Nan, rien du tout J´en ai plus Tu vois un soleil comme ça ? Une heure, gros, c´est fini
À tous les marcheurs du désert, à tous les mirages À ceux qui ont laissé des bouts de leurs têtes dans tous les virages Aux tempêtes de sable, à tous les verres qui se sont vidés À ces duels au sabre, à tous les frères qui rest´ront fidèles
À tous les petits princes des villes, qui, a la cime, se perdent Assis au pied des baobabs, aux branches et aux racines de pierre À tous ceux qui disent "je t´aime", mais d´un timide signe de tête Passent le reste d´leur foutue vie à niquer d´vant des films de guerre Je lève mon verre aux oubliés, à ceux dont je n´ai pas le blase Qui pourraient siéger dans un bout d´mon cœur, mais je n´ai pas de place Aux rats morts qui annoncent la peste, avec un relent d´choléra À tous ceux qui croient qu´on s´ra dead, à tous leurs pleurs intolérables À ceux et celles que j´ai pu blesser, je n´étais plus moi-même que j´ai laissé quand j´étais pressé
Aux futurs qui s´amènent, à la tristesse des glorieux Qu´est-ce qu´on peut faire, alors ? Juste faire encore mieux, j´lève mon verre à l´Homme
Aux génies dans la boîte noire, aux génies dans la boîte noire À tous les bateaux ivres, à tous les bateaux, ouais J´lève le verre que j´rêverais d´avoir, j´lève mon verre Mais tous ceux qu´j´ai sur moi sont vides, pff, ouais On crève les rêves à la file, on crève les rêves à la file Tous leurs empires le savent, ouais, tous
Je lève mon verre à la vie, j´lève mon verre Quitte à le remplir de sable, yeah Ouais, de sable Aux génies dans la boîte noire, aux génies dans la boîte noire À tous les bateaux ivres, à tous les bateaux, ouais J´lève le verre que j´rêverais d´avoir, j´lève le verre Mais tous ceux qu´j´ai sur moi sont vides, ouais On crève les rêves à la file, on crève les rêves à la file Tous leurs empires le savent, tous leurs empires Je lève mon verre à la vie, j´lève mon verre Quitte à le remplir de sable, ouais
Scylla, Scylla, té-ma Fu´, Fu´ J´ai trouvé l´eau Arrête, frérot, c´est bon Suis ça Ah ouais ? Ouais, laisse tomber, laisse tomber Écoute, permets-moi de lever à ta santé, alors Ouah, Scylla ? Scylla ?